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L’église de Glénic

Intérêt
Difficulté d'accès
Marche d'approche
Durée de la visite

 

SystèmeDatumnotationcoordonnées Xcoordonnées Y
Lambert 93RGF93D.d616904.674972936569889.9471755
Lambert II+NTFD.d568012.674829092136041.1634231
Lambert IIINTFD.d567992.082792773436132.9579336
UTM zone 31WGS84D.d416857.735262355119474.1565476
Peuso-mercatorWGS84D.d213945.163818535816279.8184036
Latitude LongitudeWGS84DMS1°55'18.848"46°13'25.538"

Evaluation

Dédiée à la nativité de la Vierge, l’église de Glénic a été bâtie de la fin du 11e siècle au début du 12e siècle à l’emplacement d’un temple gallo-romain. Remaniée et fortifiée au 15e siècle pendant la Guerre de Cent Ans, dépourvue de clocher, c’est un exemple remarquable d’architecture religieuse et militaire de facture romane et gothique.

L’église est composée d’une nef de quatre travées voûtées d’ogives, flanquée de deux chapelles latérales, terminée par une abside à 5 pans qui constitue le chœur.

Les récentes découvertes archéologiques ont permis de préciser la chronologie du site avec notamment :

- une occupation antique du site dès la période du Haut Empire (IIème siècle ap. JC) à l’époque gallo-romaine. La présence d’un mausolée imposant a été confirmée par la découverte d’un linteau épitaphe exposé au fond de l’église et portant notamment le nom de PACATUS déjà identifié sur une inscription funéraire à Limoges. Les nombreux blocs de granite, vestiges architecturaux ou funéraires présents dans la construction actuelle en attestent l’origine.

- une nécropole mérovingienne aurait ensuite succédé au monument gallo-romain. Les découvertes mobilières effectuées à l’intérieur de l’église, deux sarcophages dont un en coffre de briques (du 7e siècle), et un couvercle de sarcophage gravé d’une épée, témoignent de cette époque.

- enfin, la construction d’une église. Elle fut d’abord limitée au chœur et à deux travées (11e siècle). C’est à partir du 15e siècle, pendant la Guerre de Cent Ans, que sa vocation militaire apparaît, probablement due à sa situation stratégique. L’église fut alors fortifiée et agrandie. La nef primitive fut allongée de deux travées (voûtes à croisées d’ogives). Le chœur surélevé et flanqué de deux tourelles comportait un chemin de ronde aujourd’hui disparu. Deux échauguettes furent également ajoutées.

En 1973, des travaux intérieurs ont permis la découverte d’un exceptionnel ensemble de peintures du 15e siècle. Les décors sont originaux avec une interprétation particulière de La Chute d’Adam et Eve à l’origine du classement de l’église au titre des Monuments Historiques en 1989.

Source : http://paysdegueret.info


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